le dahu, animal légendaire

Le dahu ressemble au chamois et au bouquetin. Il a une queue de vache et des oreilles du Saint-Bernard. Cet animal est celui qui s'est le mieux adapté au milieu alpin. Le dahu tourne toujours autour d'un sommet car il a les pattes droites (ou gauches) plus petites que les deux autres. Il y a aussi le dahu ascendere (qui a les pattes avant plus courtes que les pattes arrières) et le dahu descendere (qui a les pattes arrières plus courtes).

 

On peut facilement attraper un dahu (si on le trouve d'abord). Si vous êtes dos à lui, sifflez. Il se retournera et, comme il a deux pattes plus courtes que les autres, il tombera. Vous pourrez ensuite le récupérer au pied de la montagne.

 

Ses cousins : Le dahu des marais, le dahu du désert, le dahu chevelu, le dahougana, le dahu des canaux, le dahu du Tibet, le dahu nain et le dahussard. Ses ancêtres : Le brontodahus et le darou.

 

Pour voir le dahu, il faut un... drôle d'équipement :

1. Un appareil photo avec un objectif de 2500 mm

2. Une lime à ongles (pour patienter)

3. Des croquettes spécial dahu

4. Une pince (pour être sûr de ne pas rêver)

5. Une paire de jumelles à optique dahutique.

 

Bon, il y a encore pleins de choses sur cet animal mais, pourquoi ne pas passer un séjour en montagne. Vous aurez peut-être la chance de voir le...dahu!!!


légende du Pilate

Depuis tous les temps, les habitants de la région du Pilate croyaient que le petit lac dans le creux de l'Oberalp était responsables des catastrophes météorologiques dans la région. Dès que se formaient des vaguelettes à la surface de ce petit lac, survenaient alors des orages terrifiants. Les habitants redoutaient l'âme errante de Ponce Pilate qui émergeait de l'eau tous les vendredis saints pour se laver les mains. 
Comment un petit lac comme l'Oberalpsee, sur le Pilate, pouvait-il avoir une telle puissance? Ce n'était possible qu'en projetant dans l'eau l'incarnation du Mal, comme le faisaient au Moyen-Age les élèves qui traversaient le pays et se faisaient un peu d'argent avec les malédictions de toute sorte. On sait que l'on rencontrait souvent de tels étudiants sur les pentes du Pilate ou à son sommet. C'est vraisemblablement à eux que l'on doit  cette très vieille légende de l'âme errante de Ponce Pilate qui trouva le repos dans les eaux claires de l'ancien petit lac.

 

Comment l'âme de Ponce Pilate trouva le repos dans le lac du PilateC'est peu après la mort du gouverneur Ponce Pilate que se répandit la légende de sa fin peu glorieuse.  L' absence de tombe renforçait cette croyance tout comme les informations contradictoires sur les causes de sa mort. Depuis le 15ème siècle, on racontait que l'empereur Tibère avait mis lui-même Ponce Pilate aux fers pour le punir d'avoir jugé le Christ.  On avait jeté le corps dans le Tibre, mais celui-ci s'y était opposé par de fortes inondations. Le corps fut alors repêché et jeté dans le Rhône, mai l'âme du damné y erra aussi. Il fut donc décidé de faire disparaître Ponce Pilate dans les eaux du petit lac de l'Oberalp, loin de tout. Il y régnacertes un calme relatif, mais une fois par an, pendant la Passion, le vendredi Saint, on l'apercevait assis sur une chaise au milieu du petit lac, drapé dans une toge pourpre de juge, cheveux gris au vent.

 

L'âme est bannie en 1585La crainte commença à diminuer au milieu du 16ème siècle et en 1585, le curé de Lucerne escalada le Pilate avec un groupe de courageux afin de provoquer l'esprit malin. Ils jetèrent des pierres dans le lac, agitèrent l'eau, marchèrent dedans, mais l'esprit ne voulut aucunement réagir. La malédiction était de toute évidence finie. Pour être bien certain que l'esprit de Ponce Pilate mettrait également fin à sa production d'orages, on décida d'assécher le petit lac de l'Oberalp en1594 en y creusant une brèche. Ce n'est que 400 ans plus tard que l'on osa refermer la brèche. Le petit lac tranquille a repris vie depuis et l'âme de Ponce Pilate y repose en paix.

une légende canadienne


Les Ours des Montagnes rouges

 

Il y a fort longtemps déjà, par un bel après-midi, un couple Wendat part en excursion dans la forêt. Après une longue marche, un ours surgit devant eux. Pas menaçant, mais immobile, décidé. Un autre apparaît à leurs côtés, puis un autre encore… Bientôt, voilà les Wendats complètement encerclés par des ours, qui leur demandent de les suivre jusque dans leur territoire, les Montagnes Rouges. 

Il n’y a pas de discussion possible, aucun moyen de fuir. Ils ne peuvent qu’obéir. Les ours installent le couple dans une grotte et s’assurent qu’il ne manque de rien : fruits frais, noix, eau claire… Ils ont tout ce dont ils ont besoin. La vie avec les ours est même plutôt agréable : les oursons s’amusent, les bêtes inventent mille et un jeux, le temps s’écoule paisiblement. Pourtant, quelque chose manque au bonheur du couple, qui finit par s’ennuyer et vouloir aller retrouver les siens. L’homme tente d’aborder le sujet avec les ours, mais tous refusent de les laisser partir. Il est trop tôt, répètent-ils sans cesse… Il n’est pas encore temps. Temps de quoi ? L’homme ne le sait pas. 

Un jour, les environs de la caverne semblent tranquilles. Aucun ours dans les parages. L’homme convainc sa compagne : c’est le moment ou jamais ! Ils s’élancent dans la forêt, le cœur battant, courant à perdre haleine. Après un moment, ils doivent reprendre leur souffle. L’homme chuchote : « Ça y est, on est à l’abri… » À peine a-t-il fini sa phrase qu’un ours apparaît près de lui, puis plusieurs autres. Les Wendats sont de nouveau encerclés. Les ours grondent de colère. L’humain les a trahis. Ils lui ont donné à boire et à manger, et comment les remercie-t-il ? En s’enfuyant ! Quelques ours s’emparent de l’homme et, sous les yeux horrifiés de sa compagne, ils le jettent du haut d’une falaise. Son corps se fracasse sur le sol. Il survit, mais est gravement blessé. Des os brisés, des côtes cassées, de larges entailles… Les ours enseignent à la femme comment soigner chaque blessure. Ils lui indiquent quelles écorces, herbes et racines cueillir. 

On pourrait croire que l’homme renonça à toute fugue après cette aventure. Pourtant, non. Chaque fois que l’occasion se présente, le malheureux, plein d’espoir, tente de s’échapper. Il se tapit derrière les rochers ou les arbres, plonge dans la rivière, rampe sous le couvert des sapins. Mais chaque fois, une armée d’ours l’attend en cours de route et il est roué de coups et projeté dans les airs. Il y a encore plusieurs plaies à panser. Les ours montrent à la femme comment s’y prendre. Peu à peu, ils lui transmettent tout leur savoir. Quand ils jugent qu’elle a tout appris, ils rendent la liberté au couple en disant que c’est maintenant à eux d’aller enseigner à leurs proches la science de la guérison. Leur chef dit : « Il est temps, maintenant. » 

Depuis ce jour, l’ours est vu comme un ami des Wendats et il représente la sagesse et la guérison. Car si l’un d’eux a souffert à cause des ours, combien d’autres ont été sauvés par leur médecine ?


UNE HISTOIRE DE CORDONS BLEUS


Je vous raconte l' histoire d'un saxonin. Il était en haut par l'arbarey à garder les vaches.

Tous les jours, il mangeait dehors, à froid. Un beau jour, il a fait mauvais temps et il a plu tout le jour. Il en a profité pour  faire une bonne "pollinte".

Pendant que la pollinte cuisait, son voisin, Benoît, est venu le trouver.

Ils ont blagué un moment, bu un verre et puis, tout-à-coup, le voisin demande :       —  As-tu fait quelque chose à dîner?

Il lui a répondu qu'il avait fait de la pollinte. 

—  Si tu en as assez, je mange avec toi!

Il y en avait assez et ils ont mangé ensemble la pollinte. Ensuite, ils ont bu une tasse de café, puis, le voisin a dit :

—    Je dois quand même te raconter une histoire : j'ai une chambre en haut à la Boveresse, je l'ai louée l'été à des étrangers et une fois, à la fin de l'été, j'ai dû monter pour remettre tout en ordre.

Je suis resté deux ou trois jours en haut à la Boveresse et j'ai aussi fait de la pollinte. Je n'ai pas pu la finir et plutôt que de la jeter, je suis allé la porter aux cochons de  l'alpage de la basse qui étaient dans le clos à côté de l'écurie. Tu te figures, ces cochons ne me l'ont pas touchée. Ils l'ont remuée, tournée, ils ont grogné et ils l'ont laissée là.

Et puis, Benoît but une tasse de café et finit en disant :

- Eh bien, je dois te le dire : ta pollinte, elle n'est pas meilleure que la mienne.



un saxonin et sa femme


C'était une fois à Saxon. Un homme et sa femme sont partis un beau jour avec l'âne, tout là-haut dans le mayen, pour y travailler.
Après un moment de travail, la femme s'est trouvée tout à coup si mal qu'elle pensait mourir et elle criait : « Au secours, Baptiste, il te faut vite aller me chercher le curé. Je vais mourir à l'instant. »
Et celui-ci a répondu : « Mais qu'as-tu donc? Je n'ai pas le temps d'aller chercher le curé. Si je descends, tu mourras toute seule. Nous allons essayer de faire quelque chose. Tu sais bien, nous avons étudié dans le catéchisme que chacun, en cas de nécessité, peut baptiser. Ecoute, tu vas essayer de te confesser à moi. Je crois bien que cela a de la valeur »
Cela ne souriait guère à celle-ci; mais pourtant avant de passer la grande porte, c'était mieux de se donner un coup de brosse.
Alors l'homme a pris le harnais de  l'âne, l'a passé à son cou et s'est mis à entendre la confession.
Celle-ci lui a tout avoué, mais elle avait une chose qui ne voulait pas lui sortir de la bouche.. Et lui l'encourageait; elle lui a quand même dit qu'elle n'aimait guère son mari, qu'elle aurait bien voulu le renvoyer et en épouser un autre meilleur.

Alors, lui s'est fâché et s'est écrié à gorge déployée: « Si je ne tenais la place de Dieu, je te réduirais en miettes. »



PROSPER LE SIMPLE

En haut par l'Arbarey, sur Saxon, vivait un montagnard pauvre d'esprit et d'une naïveté légendaire, qu'on désignait sous le sobriquet de "Prosper le simple". Heureusement pour lui, il avait épousé une femme de grand sens, dont l'habilité réparait la plupart des bévues. Connaissant son mari, elle évitait autant que possible de lui confier les intérêts du ménage.

 Un jour, cependant, elle ne put faire autrement. C'était le jour de la foire de Martigny, et la femme de Prosper avait espoir de famille. Elle fut obligée bien malgré elle, de laisser son mari descendre seul à la ville pour vendre une vache. Prosper arriva sur le champ de foire, traînant sa bête derrière lui.

 Il ne tarda pas à être rejoint par un maquignon de ses amis qui, flairant une bonne affaire, se proposait d'exploiter sa simplicité proverbiale. Après avoir déprécié tant qu'il pût la vache qu'il convoitait, le maquignon demanda à Prosper ce qu'il en voulait. Prosper ayant différé sa réponse, le marchand lui proposa d'échanger sa vache contre un mulet, qu'il pourrait utiliser pour transporter son bois. Prosper y consentit.

 Le mulet était une belle bête, mais il ne valait pas le quart de prix de la vache. Comme Prosper quittait le champ de foire, il fut accosté par un comparse du marchand qui lui demanda ce qu'il voulait faire de la bête. Quand Prosper le lui eût dit, le filou se récria et objecta à Prosper que l'âne n'avait pas de bât.

  - il vous faut un bât, lui dit-il, pour transporter votre fromage. Comment sinon vous y prendriez-vous ?

 Prosper ne savait que faire, et le maquignon lui proposa d'échanger son bât. il lui en montra un fort beau, dont Prosper fut ravi, et il consentit au troc séance tenante.

il s'éloignait, portant son bât sur ses épaules, quand il fut accosté par un troisième larron qui s'informa à son tour de ses projets. Lorsqu'il les eût confiés, le marchant lui fit observer qu'il avait bien le harnachement, mais que la bête de somme lui manquait. Prosper fut obligé d'y convenir.

 Le marchant lui proposa de se défaire du harnachement et le troquer contre une chèvre qu'il lui présenta. Prosper y consenti, tout heureux.

 Mais quand il s'agit d'emmener la chèvre, ce fut une autre affaire ! l'animal, fantasque, rétif, comme la plupart de ses congénères, résistait obstinément à son maître et refusait de suivre. Comme les curieux s'attroupaient, survint un quatrième larron, qui fit mine de prendre Prosper en pitié, et lui offrit de troquer sa chèvre contre un dîner fin. Prosper a bout de patience y consentit.

 Ils se rendirent ensemble à l'auberge et le marchand commanda deux dîners. Plusieurs amis de Prosper étaient présents dans la salle et ils ne l'eurent pas plutôt vu qu'ils lui demandèrent comment s'était vendue sa vache. Quand il leur eût conté ses déboires, ils s'esclaffèrent et lui prédirent une scène terrible à son retour au logis.  Sa femme, disaient-ils, l'accueillera à coups de trique.

 - Vous vous trompez, Messieurs, leurs dit Prosper tranquillement. Ma femme ne se fâche jamais. Loin de me reprocher mes bévues, elle m'en félicitera, au contraire.

 C'est ce que nous voudrions bien voir ! s'écrièrent les marchands en riant. Combien veux-tu parier ?

  -Cinq cents francs.

  - Va pour cinq cents francs.

 Engagement pris, marché conclu. Prosper se fait accompagner par ses amis, les introduit dans son clos et les aide à se cacher derrière la porte du mayen, de manière à ce qu'ils puissent tout voir et entendre, sans être vus.

 Alors il fait son entrée et se présente devant sa femme.

  - Et bien, Prosper, la vache est-elle vendue ?

  - Très bien; je l'ai échangée contre un mulet.

 - Ah ! tant mieux ; nous n'aurons plus à transporter nous-mêmes notre bois. Et où est-il, ce mulet ?

  - c'est que voilà ; je n'avais point de bât pour le harnacher. je l'ai donc échangé contre un harnachement.

  - A merveille ! ça conviendra précisément pour l'âne que nous possédons en indivis avec les Volluz, et dont le harnachement est presque hors d'usage. Montre-moi ce harnachement.

  _ c'est que j'ai pensé qu'il ne pourrait pas nous servir, puisque nous n'avions plus le mulet. Alors je l'ai échangé contre une chèvre.

  _ tu as bien fait. Nous aurons ainsi du lait pour le petit. Montre-moi la chèvre.

  - Ah ! Voilà ! c'est qu'elle ne voulait pas me suivre. Alors un de mes amis m'est venu en aide. Il m'a proposé de l'échanger contre un bon repas.

  - Eh ! bien, c'est ce que tu avais de mieux à faire ! Tu en auras eu ton content, et c'est un plaisir que nul ne peut plus te reprendre. Embrasse-moi, Prosper, et vidons un verre de vin.

 Alors Prosper, triomphant, se dirige vers la porte et crie de toutes ses forces :

  - Ca y est ! j'ai gagné mon pari ! les cinq cents francs sont à moi. la vache est vendue!


Connaissez-vous l'histoire de la limite entre Vollèges et Saxon

En ce temps-là, les gens de Vollèges et de Saxon étaient perpétuellement en bagarre pour savoir à qui appartenait l'alpage du Lein.

Las de ces éternelles querelles, on fit appel à l'évêque pour résoudre l'affaire.

celui-ci dit :

- le 1er juin, au chant du coq, une personne de chaque village s'élancera depuis l'église. Nous tracerons les limites entre les deux communes là où ils se rencontreront !

 

Les gens de Saxon choisirent le plus beau coq du village ainsi que le citoyen le plus rapide.

 

Les gens de Vollèges firent de même.

 

Le jour fixé par l'évêque arriva....

 

Le vollégeard, dès le chant du coq, s'élança en direction du col du Lein.

 

Le saxonin au chant du coq, sûr de sa rapidité, s'accorda un quart d'heure de sommeil supplémentaire.........

 

C'est ainsi que la rencontre des deux concurrents eut lieu au peutix,

 

La limite des deux communes fut donc tracée à cette hauteur et la commune de Saxon n'eut plus aucun droit sur l'alpage du Lein.



compteur site web

le but de notre association est d’entretenir les sentiers de la commune de Saxon. c'est pourquoi nous avons besoin de bénévoles prêt à s'engager pour cette belle cause.


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nous sommes une équipe motivée et joyeuse.


nous pouvons compter sur l'aide du service technique de la commune.


à bientôt