Au cours de ma randonnée

Une à une, Dames Fleurs

Me saluent avec grandeur

Leur robe, pleine de rosée. 

 

Une vague de fraîcheur

Déferle sur ma silhouette, 

Légère comme fleurette, 

Une vague de bonheur. 

 

Sur ce "chemin de voyage", 

Papillons et fleurs de nuages

Dansent au rythme de mes pas

Et j'entends, tout près de là, 

 

Le clapotement d'un ruisseau. 

Quelques enfants au bord de l'eau, 

Ont quitté leurs grosses chaussures

Signant la fin de l'aventure. 

 

Je continue sur mon sentier

Où les pierres roulent sous mes pieds

Et la terre devenue sable

Se désagrège, impalpable.


Si le chemin suivi par le pèlerin a un tracé qui varie selon les événements et les conditions locales, il y a tout de même des passages obligés comme les ponts ou les sentiers dans les gorges. ce sont des endroits parfois dangereux par leur géographie ou par la présence de brigands qui en profitent pour monter embuscades. D'où la construction fréquente de chapelles en ces lieux. Aujourd'hui, ces endroits sont pour nous idylliques et l'on oublie les peurs qu'ils ont pu susciter.


Les vraies merveilles ne coûtent pas un centime


Ici commence la liberté. 

La liberté de bien se conduire.

 

Voici l'espace, voici l'air pur, voici le silence,

Le royaume des aurores intactes et des bêtes naïves.

Tout ce qui vous manque dans les villes,

est ici préservé pour votre joie.

 

Enterrez vos soucis et emmenez vos boites de conserves.

Les papiers gras sont les cartes de visite des mufles.

 

Ouvrez vos yeux et vos oreilles fermez vos transistors.

Pas de bruit de moteur inutile, pas de klaxons.

 

Écoutez les musiques de la montagne.

 

Récoltez de beaux souvenirs, mais ne cueillez pas les fleurs.

N'arrachez surtout pas les plantes : il pousserait des pierres.

Ne mutilez pas les fleurs, marchez sur les sentiers.

 

Il faut beaucoup de brins d'herbe pour tisser un homme.

 

Oiseaux, chevreuils, lapins, chamois,

Et tout ce petit peuple de poil et de plume

ont désormais besoin de votre amitié pour survivre.

 Déclarez la paix aux animaux timides.

 Ne les troublez pas dans leurs affaires

 L'ennemi des bêtes est l'ennemi de la vie.

 

Afin que les printemps futurs réjouissent encore vos enfants !

 

Samivel poète et randonneur



Marche,


Tu es né pour la route

Tu as rendez-vous.

Où ? Avec qui ?

Tu ne sais pas encore

Avec toi peut-être.

Marche,

Tes pas seront tes mots

Le chemin, ta chanson

La fatigue, ta prière

Et ton silence, enfin

Te parlera.

Marche,

Seul, avec d’autres

Mais sors de chez toi.

Tu te fabriquais des rivaux

Tu trouveras des compagnons.

Tu te voyais des ennemis

Tu te feras des frères.

Marche,

Ta tête ne sait pas

Où tes pieds

Conduisent ton cœur.

Marche,

Tu es né pour la route

Celle du pèlerinage.

Un autre marche vers toi

Et te cherche.

Pour que tu puisses le trouver

Au sanctuaire du bout du chemin

Au sanctuaire du fond de ton cœur.

Il est ta paix

Il est ta joie

Marche,



L’âme est sur la route!

Qu’avez-vous fait de votre été? Avez-vous marché, déambulé, vagabondé, rêvé? Ou vous êtes-vous retrouvé à l’autre bout de la planète jonglant avec les fuseaux horaires? Terminé. Fini l’exotisme des lointains. L’avenir de la planète est en jeu. Je suis comme vous. Pourquoi accumuler les miles et les empreintes carbone alors que celles de nos pas suffisent? C’est décidé! L’été prochain, je nomadiserai en douceur.

Balades, randonnées, treks, la marche est à la mode. A en juger par le nombre de piétons qui se mettent en chemin pour Saint-Jacques-de-Compostelle, même le pèlerinage médiéval fait florès. A l’ère de la vitesse, de l’instantanéité, du confort étoilé et de la téléportation quantique, réjouissons-nous de ce retour en faveur d’une activité autrefois liée à la nécessité vitale ou au désir de rédemption.

Les passants de la littérature, Rousseau, Rimbaud, Lawrence, Walser, Cingria, Roud ont eux aussi laissé d’indélébiles sillages. Autre grand marcheur, Nietzsche jugeait les œuvres à cette aune infaillible: tel livre est-il le fruit d’une activité au grand air ou est-il au contraire le résultat d’une atmosphère confinée? «Etre cul de plomb, voilà par excellence le péché contre l’esprit!»

Les penseurs et les écrivains contemporains ne sont pas en reste. Parmi ceux-ci, Frédéric Gros a connu le succès avec Marcher, une philosophie, ouvrage limpide et engagé sur l’art déambulatoire et la liberté suspensive qu’il incarne. Quittez tout! Evitez les santiags, tongs, talons aiguilles ou ballerines. Partez sur les chemins de traverse! A la découverte de la lenteur des paysages et de l’élémentaire.

Marcher, c’est renouer avec soi et avec le monde: mais comment avions-nous oublié que nous étions liés? L’éclat du soleil, le cisaillement du froid, le privilège de l’aube, le silence, la lumière, la vibration de l’air, la faim, la soif, la fatigue, tout infuse lentement, tout participe à une forme de plénitude simple, primitive et joyeuse, où le corps et l’âme entrent en résonance avec le monde.

L’âme est sur la route: j’emprunte ce titre à Deleuze, car il condense l’échappée belle. Plus d’images, mais des visions. Plus d’écrans, mais la densité certaine du réel. Plus de zapping, mais la présence. Plus d’urgence chronophage, mais la lente immersion parmi les éléments qui vous insufflent leur énergie. Seuls importent désormais ce rythme et ces possibles.

Au passage, Frédéric Gros nous rappelle la seule véritable alternative, la ligne de partage entre contemplation et action: «Il ne s’agit plus de se demander ce que rapporte telle ou telle activité, mais ce qu’elle coûte en instants de vie pure.» (24 heures)

Jacques Perrin, dégustateur 
et philosophe


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